4.02 F
Chaleur/Dépense
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Avec la notion de dépense, Georges Bataille développe l'idée que l'activité humaine n'est pas entièrement réductible à des processus de production et de conservation, que des dépenses dites improductives existent également et sont même nécessaires. Georges Batailles les énumèrent : le luxe, les deuils, les guerres, les cultes, les jeux, les spectacles, les arts, l'activité sexuelle perverse et l'architecture. Des dépenses brutales, des gaspillages sans contrepartie, mais capables, selon Bataille, de vider un surplus d'énergie accumulée sur terre, de faire éclater cet excédent calorifique issu du soleil et qui augmente sans cesse à cause du phénomène de la photosynthèse. Chaleur / Dépense est une architecture de la dépense. Un art improductif mais peut-être préventif ; une architecture sans objet, sans média autre que l'énergie elle-même, une simple émission de chaleur, une déperdition sans limites et continue, que chacun peut ou non appréhender physiquement, immédiatement. L'intervention se limite donc à une simple consommation d'énergie. Plutôt que d'utiliser de l'énergie pour agir sur un support pour produire une forme médiative, cette architecture se limite à l'émission de chaleur que chacun peut ressentir et absorber physiologiquement./
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Dépense / Chaleur
Projet, Parc et Musée d'archéologie de Neuchâtel à Hauterive, Suisse, septembre 1998
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- Installation, festival Accès( s ) cultures électroniques, Pau, France, 21 novembre - 2 décembre 2001
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Décosterd & Rahm, associés