3F Actualités
3.43F
CONFERENCES PRINTEMPS 2008
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PRINCETON UNIVERSITY SCHOOL OF ARCHITECTURE, USA
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WEDNESDAY, APRIL 9
AGENCY LECTURE, 6 pm, Betts Auditorium
Architecture as Physiological Climate, Philippe Rahm, Principal, Philippe Rahm Architects, Paris
http://soa.princeton.edu/03eve/eve_frame.htmlTHE COOPER UNION SCHOOL OF ARCHITECTURE, NEW-YORK, USA
THURSDAY, APRIL 10
Architecture as Physiological Climate, Philippe Rahm, Principal, Philippe Rahm Architects, Paris
http://archweb.cooper.edu/---------------------------------------------------------------------------------
RICE SCHOOL OF ARCHITECTURE, USA
THURSDAY, APRIL 07
Recent projects as atmospheric construction, Philippe Rahm, Principal, Philippe Rahm Architects, Paris and Lausanne
http://arch.rice.edu/---------------------------------------------------------------------------------
HFG KARLSRUHE, GERMANY
FRIDAY, APRIL 25
Symposium ,hertzianismus: electromagnetism in architecture, design and art“, curated by Stephan Trüby
http://www.hfg-karlsruhe.de---------------------------------------------------------------------------------
COLEGIO OFICIAL DE ARQUITECTOS DE MADRID
MAY 7 SIN-ENERGIAS, 7 pm, atmología,
Philippe Rahm, Principal, Philippe Rahm Architects, Paris Fundación COAM, en la C/ Piamonte, 23, Madrid, Spain
http://www.coam.org/portal/page?_pageid=33,22418&_dad=portal&_schema=PORTAL---------------------------------------------------------------------------------
EPFL – LAUSANNE, SWITZERLAND
SARTURDAY, MAY 31
BACK TO THE CAMPUS, 4 pm, Energy
Philippe Rahm, Principal, Philippe Rahm Architects, Paris / Lausanne
http://a3.epfl.ch/retour-sur-le-campus.html---------------------------------------------------------------------------------
ESADSE – ECOLE SUPERIEURE D’ART ET DESIGN DE SAINT-ETIENNE, FRANCE
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MARCH 12
14h15, salle de conférence de l’ESADSE. Curated by Claire Fayolle,
Lecture by Philippe Rahm, architect, Paris / Lausanne
http://www.institutdesign.com/infos_mars.pdf
CONFERENCES AUTOMNE 2007
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THE HARVARD LECTURE INTRODUCED BY ANTOINE PICON
Harvard University Graduate School of Design (GSD)
Philippe Rahm Principal, Philippe Rahm Architects EPFL. "Invisible Architecture - The Design of the Atmosphere: Selected Projects of Philippe Rahm Architects". Sponsored by the Department of Architecture. 6 - 9 PM.
November 27, 2007
Harvard University Graduate School of Design, Gund Hall Piper Auditorium
48 Quincy Street
Cambridge, MA, 02138 USA
http://sorcerer.design.harvard.edu/gsdlectures/f2007/rahm.mov
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UCLA Department of Architecture and Urban Design
November 26, 2007
Los Angeles, California, USA
Philippe Rahm Principal, Philippe Rahm Architects EPFL.
" Architecture as meteorology: Selected Projects of Philippe Rahm Architects". .
http://www.aud.ucla.edu/
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SERPENTINE GALLERY
15 September 2007
A celebration of the work and influence of writer and filmmaker Alain Robbe-Grillet. Introduced by Jean-Max Colard and Hans Ulrich Obrist, leading visual artists pay tribute to Alain Robbe-Grillet, who will be in conversation at 7pm, followed by the UK premier screening of Gradiva (C’est Gradiva qui vous appelle), 2006, in the Serpentine Gallery Pavilion 2007. Participants include: Michel Auder, Miriam Bäckström, Olafur Eliasson, Liam Gillick, Dan Graham, Philippe Rahm, Sarah Morris, Runa Islam, Carsten Höller, and Cerith Wyn Evans.
Kensington Gardens
London W2 3XA
http://www.serpentinegallery.org/2007/08/alain_robbegrillet_art_archite.html
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Musée National d’Art Moderne – Centre Pompidou
Airs de Paris
Exposition de groupe
Philippe Rahm’s diurnisme
Curators : Alfred Pacquement - Art : Christine Macel et Daniel Birnbaum - Design, Paysage, Urbanisme et
Architecture : Valérie Guillaume
Avril 25 – Août 15, 2007
Photo: © photo Adam Rzepka, Centre Pompidou.
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L'introduction de l'éclairage public dans la ville au 19ème siècle a été à l'origine de la révolution sociale et politique la plus importante de la pratique urbaine et de la forme de la ville. L'ambition était démiurgique : faire le jour pendant la nuit. L'éclairage public a provoqué le surgissement de nouvelles typologies urbaines (le boulevard par exemple) mais a également été la cause de nouveaux comportements, celui du noctambulisme, passant la soirée sur les boulevards, dansant dans les bals. C'est une ambition du même ordre que nous voulons produire aujourd'hui mais plus contemporaine, plus ambiguë : créer la nuit pendant le jour. Notre projet est celui de réinventer la nuit dans le jour artificiel continu, de produire la nuit pendant le jour, physiquement. C'est une réponse pervertie au jour perpétuel créé par la modernité, Internet et la globalisation contemporaine. Après que le "Noctambulisme" nous voudrions inventer le "Diurnisme", en utilisant une lumière lumineuse jaune dont les longueurs d'onde, haut dessus de 600 nanomètres, sont perçues par le corps par le rythme hormonal de la mélatonine comme nuit véritable. La salle devient un paradoxe entre le visible et l'invisible : une nuit qui ressemble à un plein jour.
3.41F
dysfashional / adventures in post–style
Luxembourg et grande région capitale européenne de la culture 2007
Avril 21 – Mai 27, 2007
curateurs: Luca Marchetti – Emanuele Quinz
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The message is the medium
"En ce sens, le concept initial de P.S. – celui du peep-show amené par Luca Marchetti et Emanuele Quinz – rejoint mes préoccupations d’architecte. Traditionnellement dans ce genre de lieu, les spectateurs regardent à travers un miroir sans tain, le regard ne va que dans un sens, le son est atténué, l’odeur ne passe pas. Il a ce jeu entre ce que le lieu laisse passer et ce qu’il retient, entre l’acteur et le spectateur. Ma proposition matérialise le flux tendu entre l’émission et la réception de l’information. Les tubes néons sont repartis de manière circulaire, et dans leur longueur. Ils spatialisent le medium. Et dans le cas précis de P.S., le médium est sexy ! La lumière excite la rétine du spectateur, elle contamine sensitivement. Elle prolonge la sensualité de la performance des danseurs qui se trouvent à l’intérieur de la structure, elle la porte vers l’extérieur, jusqu’aux témoins.
Ainsi P.S. n’est pas un travail sur l’objet-architecture, mais sur l’interface.»Interview de Philippe Rahm / Catalogue d'exposition
3.40F
EXTENSION GALLERY
Chicago, USA
Exposition personelle : Philippe Rahm – the descent
Vernissage : April 13th 2007
Jusqu'en juin 2007
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Notre proposition pour Chicago est de travailler dans la matière de l’espace même, sans ajouter quelques choses, mais en en requalifiant les équilibres thermique, hygrothermique, en sculptant littéralement l’air, en y travaillant dans son intimité, en en hiérarchisant les composants physiques, chimiques, électromagnétiques comme une atmosphère. Ici, ce n’est plus en terme de fonction ou de mètre carré que l’on module l’espace, mais en termes d’humidité relative, de température, d’intensité lumineuse afin de créer différentes qualités thermiques, différentes températures, dont on interprètera librement l’usage. Notre ambition est de pénétrer dans l’espace lui-même, de décomposer son atmosphère en tant que quantités et qualités physiques, et de rendre habitable certaines de ces spécificités. Notre proposition fonctionne en creux, c’est à dire que des qualités spatiales spécifiques se créent à l’intérieur même de l’espace présent. C’est donc l’air lui-même que l’on travaille et que l’on habite, que l’on module jusqu’à créer une atmosphère avec ses zones plus humides et plus sèches, plus chaudes ou plus froides, en pression ou en dépression.
En réalité, le projet procède d’un abaissement relatif général des paramètres atmosphériques : abaissement de la température, abaissement du taux d’humidité, abaissement de l’intensité lumineuse. Le projet s’organise comme une descente vertigineuse à l’intérieur des paramètres atmosphériques de l’espace, à la manière des poupées russes, dans des dimensions toujours plus petites. C’est d’abord un abaissement de la température en passant la première enveloppe, puis un abaissement de l’intensité lumineuse en passant la seconde enveloppe, puis finalement un abaissement de l’humidité relative. Notre projet est donc un voyage au cœur de l’espace, de l’air, une descente implacable dans sa composition atmosphérique, et dans ses valeurs toujours plus petites, moins chaude, moins lumineuse, moins humide.
Le projet se présente ainsi, comme un abaissement progressif, enveloppe par enveloppe, des paramètres climatiques de l’espace. Tout d’abord un sol stratifié blanc qui recouvre une surface. Sur cette surface, une première enveloppe fait de murs et recouvert de verre transparent. Une machine à air conditionné rejette de la chaleur à l’extérieur de cette première enveloppe, diminuant la température à l’intérieur de celle-ci. La seconde enveloppe est faite de 4 murs recouverts de verre filtrant la lumière de 60%, diminuant ainsi l’intensité lumineuse à l’intérieur. La dernière enveloppe, la plus petite, est recouverte de verre transparent. De cette enveloppe, on retire par déshumidification, de la vapeur taux, abaissant ainsi, dans cette dernière pièce, la plus petit, l’humidité relative. Ainsi, chaque enveloppe abaisse séparément l’un des paramètres climatiques de l’espace et l’on descend, immanquablement, au bas du climat de la galerie.
Philippe Rahm architects
(Philippe Rahm / collaboration : Jérôme Jacqmin)
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3.39F
CONFERENCES EN EUROPE
AUSTRIA
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ÖGFA / Schindler lecture series
Lecture: Philippe Rahm architectes
Vienna
May 4th 2007
SWITZERLAND
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HGKZ / Hochschule für Gestaltung und Kunst Zürich
Lecture: Philippe Rahm architectes
May 16th 2007
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Batiment d'art contemporain, Geneva
"Sueño de Casa Propia"
Lecture : Philippe Rahm architectes
Curated by Juan Herreros (Abalos&Herreros)
June 23rd 2007
FRANCE
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FRAC Champagne - Ardenne / Ecole Supérieure d'Art et de Design de Reims
Reims
Conference : Philippe Rahm architectes
April 3rd 2007
ITALY
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1st of June.
Università Iuav di Venezia, Tolentini, Santa Croce 197.
Dialogues between architecture and landscape. A comparison among different approaches.
Lectures:
1. Anne Lacaton
2. Inaki Abalos and Renata Sentkiewicz, Four observatories of the energy
3. Philippe Rahm, Atmosphere Architecture
4. Francesco Careri
Debate: chairman: Renato Bocchi
3.38F
CONFERENCES AUX USA
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Cornell University
College of Architecture, Art, and Planning
Ithaca, NY
Lecture: Philippe Rahm architectes
April, 5, 2007
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School of Architecture
Rensselaer Polytechnic Institute
Troy, NY 10180
Lecture : Philippe Rahm architectes
April 11th 2007
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Department of Architecture, Interior Architecture and Designed Objects
School of the Art Institute of Chicago
Mitchell Lecture Series : Philippe Rahm architectes
April 12th 2007
3.37F
CENTRE CANADIEN D' ARCHITECTURE / MONTREAL - CANADA
Du 18 octobre 2006 au 23 juin 2007– Montreal, Canada
"Gilles Clément / Philippe Rahm / environnement: manières d'agir pour demain."
18.10.2006 – 10.06.2007
Commissaire: Giovanna Borasi
http://www.cca.qc.ca
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« Météorologie d’intérieur »
installation conçue pour le CCA – octobre 2006 dans le cadre du manifeste « Form and function follow climate »
Philippe Rahm architectes
Collaborateur : Jérôme Jacqmin
Partenaires :
Alain Robbe-Grillet
Application "Form & function follow climate": écal (Ra&D - projet "Variable environment"), fabric | ch (coordination du projet, programmation)
Bram Dauw (animations), Aude Genton (mobilier), Tatiana Rihs (design graphique).
Une architecture interprétable
« Météorologie d’intérieur » est le lieu manifeste d’un « Form and function follow climate ». L’installation dans les galeries d’exposition se donne en deux temps : production et interprétation. À ces deux temps sont associées deux pièces. La première pièce est conçue comme un lieu de production et de mesure d’un climat. La seconde pièce est un lieu de lecture et d’interprétation des données climatiques mesurées dans la première pièce. La première pièce pourrait être qualifié d’objective, la seconde de subjective.
Notre propos est de tester une architecture qui ferait apparaître des fonctions comme « un jeu de dés », selon une équation où la concordance de paramètres climatiques (Température T, intensité lumineuse lux et humidité relative HR) généreraient un possible usage de l’espace : T x lux x HR = forme et fonction. La variation de l’environnement climatique produira alors également une variation programmatique. L’installation est une étude des possibilités qu’ont les variations climatiques de l’espace de suggérer librement différentes fonctions et usages de l’espace. Les réponses qui sont données ici ne sont en aucun cas univoque. Ce sont des possibles, ces sont des interprétations, et bien évidemment pas les seules réponses. Nous nous inspirons alors de l’histoire de l’habitat où les données climatiques ont généré des fonctions, à l’instar des pièces peu lumineuses orientées vers le Nord et l’Ouest dans lesquels les tisserands de soie lyonnais travaillaient afin que le soleil ne ternisse pas les teintes des soieries. Où encore cette pièce au nord de la maison du Limousin français, humide et froide, sorte de réfrigérateur archaïque que l’on appelait la laiterie et dans laquelle on conservait le beurre et le lait. Nous nous appuyons aussi sur les préconisations ergonomiques lesquelles conseillent des niveaux d’éclairement ou de température ambiante en fonction de l’activité et de l’habillement ; un travail manuel précis exigeant une intensité lumineuse plus forte par exemple, ou une activité physique lourde appelant une température de l’espace plus faible. Nous faisons référence également aux préconisations thermiques suisses et européennes définies dans l’optique d’une réduction des dépenses énergétiques dans le cadre du développement durable. Quant au taux d’humidité relative, il suggère des lieux, du plus humide au plus sec, de la cave au grenier.
Nous travaillerons sur 3 paramètres climatiques, celui de la température, celui de l’intensité lumineuse, celui du taux d’humidité relative qui seront comme les trois termes d’une équation qui donneront dans leurs conjugaisons un plus grand nombre encore de possibilités. Ainsi les variations de température définiront les variations de l’habillement, entre le nu à 28°C, la tenue légère à 23°C et la tenue d’extérieur à 16°C. Elles définiront le sujet. Les variations d’intensité lumineuse définiront des activités possibles du sujet dans l’espace. Elles seront les verbes qui conjugueront le sujet. Quant au taux d’humidité, il suggérera un lieu comme complément. Ainsi, les trois termes formeront des combinaisons et inventeront certaines actions de certains sujets dans certains lieux, de façon aléatoires, comme invention possible d’usage d’un lieu.
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Une géographie d’intérieur
Dans la première pièce, l’espace se conçoit comme une micro géographie, une météorologie d’intérieur, toujours en mouvement. En temps réel, les données météorologiques de l’espace fluctuent, se transforment, se combinent les unes avec les autres pour donner naissance à une variété de moments et de situations climatiques à travers l’ensemble de la volumétrie de l’espace. Reproduisant abstraitement le principe du mouvement de la terre autour du soleil, la source lumineuse de la pièce se déplace à travers l’espace, générant une modification des autres paramètres climatiques avec l’apparition de micro dépressions, de mini phénomènes de convection, de turbulences. Certains points de l’espace sont légèrement plus chauds et plus humides, d’autres légèrement plus froids et plus humides ou alors plus secs. Une géographie en trois dimensions se dessine, toujours en évolution, avec ses zones tempérées, ses zones tropicales, ses zones polaires. Des capteurs sont repartis dans l’ensemble du volume selon une grille spatiale régulière et mesurent en temps réel les variations de l’intensité lumineuse, du taux d’humidité relative, de la température. Nous avons alors une lecture météorologique de l’ensemble de l’espace et de ses fluctuations, à la fois en surface et en hauteur. Ces mesures sont ensuite transmises à la seconde pièce.
La seconde pièce est une pièce de lecture et d’interprétation de ces données. Chacun des points de mesures sont analysés par un ordinateur qui en décrira une situation. Ces situations sont ensuite interprétées selon différents points de vue, physiologiques, sociaux, fonctionnels, etc… Ces interprétations prendront appui au départ sur certaines valeurs physiologiques reconnues, comme la relation entre la température de l’espace (voir par exemple la norme suisse pour la construction SIA 384/2) et le type d’activité du corps ou l’habillement, l’intensité lumineuse et l’activité hormonale, etc.… Mais elles seront ensuite librement interprétées dans des fictions qui imagineront le surgissement de nouvelles pratiques de l’espace, de nouveaux comportements sociaux, de nouvelles formes urbaines et architecturales. Ces situations atmosphériques sont au départ produites comme des éléments d’un langage objectif, « leurs qualifications n’est que spatiales, situationnelles, en aucun cas analogiques » pour reprendre une phrase de Roland Barthes dans son essai « Littérature objective » (Essais critiques, 1964) à propos de l’œuvre d’Alain Robbe-Grillet. Ces situations climatiques produites en temps réel « sont là avant d’être quelque chose » comme en appelle Robbe-Grillet en 1956 à propos des gestes et des objets dans les constructions romanesques futures. L’architecture que nous proposons est ici en amont des significations, c’est–à -dire qu’elle produit du sens mais à l’intérieur même de son langage, à travers l’espace et le temps. Elle n’illustre pas, mais donne matière à illustrer. Elle ne représente pas, mais présente des espaces et des temps, physiques, climatiques, géographiques, physiologiques qui sont ensuite librement interprétables, socialement, culturellement, politiquement, psychologiquement. Et c’est ce que l’on a demandé à l’écrivain Alain Robbe-Grillet lequel est invité, aujourd’hui en 2006, à interpréter subjectivement les différentes situations climatiques qui apparaîtront dans l’espace, comme un renversement de son propre travail.
3.36F
MAK - SCHINDLER HOUSE / LOS ANGELES - USA
Opening October 29, 2006 – Los Angeles, USA
Polarized house
Exhibition The Gen(h)ome Project, Mak Schindler House
Curated by Open Source Architecture and Kimberli Meyer
29.10.2006-25.02.2007
http://www.makcenter.org/
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Polarized House
Une maison moderne peut-elle aussi être hantée ? Où se cachent les fantômes si la maison n’a plus ni cave ni grenier ? Où se dissimulent-ils si l’épaisseur et l’humidité des murs des châteaux d’autrefois ont fait place aux fines cloisons de plâtre et de verre ? Quelles sont les formes de ses spectres ? De quelle nature sont les fantômes de la modernité ? La menace est toujours de l’ordre de l’immatérielle, elle évolue toujours dans l’invisible, dans les champs imperceptibles à nos sens, et, plus profondément, pénètre l’intérieur de notre corps et de notre imaginaire et les hante. La science, parce qu’elle pénètre toujours plus profondément l’infiniment petit, dévoile, chaque jour davantage, de nouveaux champs de hantise. Notre projet pour l’exposition Gen[H]ome Project est celui de hanter la Schindler house, d’y rendre possible physiquement, chimiquement, l’apparition de fantômes modernes et de phantasmes contemporains.
Le champ de l’architecture évolue aujourd’hui davantage dans l’invisible et c’est moins en termes d’espace que de climat que s’énonce maintenant la forme architectonique. Le déplacement est en réalité une augmentation du territoire sensible de l’architecture. Au visible, celui des surfaces et des mètres carrés, se superposent d’autres dimensions, chimiques, physiques, électromagnétiques, celle de l’air, de la lumière, de la température, du taux d’humidité, des champs électromagnétiques, dans lesquels l’habitant est immergé tout autant qu’ils les immergent, par la respiration, par l’épiderme, par la rétine. La perception de l’architecture concerne aujourd’hui tous les sens mais aussi d’autres modes de perception de l’espace, par le système endocrinien, par l’ingestion, par l’inhalation. C’est à ces niveaux-là, proche de l’invisible, que la recherche scientifique évolue aujourd’hui, explorant les dimensions microscopiques de l’espace, au niveau chimique, moléculaire, génétique. Et dans cette exploration de champs inconnus de l’espace, la science produit de l’incertitude, de nouvelles formes de peurs et des fantômes.
La polarisation de l’air, que l’on mesure en termes de ion, est l’un de ces nouvelles dimensions invisibles qui sont aujourd’hui questionnées dans leur réalité à déterminer certaines qualités de l’espace. “ Les différences de densité d'ions sont imperceptibles (Yates et autres. 1986), et l’organe de perception des ions reste actuellement inconnu ». La recherche est en cours, et avec elle la production de phantasmes et d’inquiétudes. Le Dr Michael Terman et son équipe au Department of Psychiatry, Columbia University, New York, travaillent sur ces questions des effets des ions sur le psychique et leurs conclusions actuelles font apparaître une influence entre la polarisation des ions et l’humeur.
« La présence d’ions négatifs dans l’air tend à être plus élevé en été qu’en hiver et dans des environnements humides plutôt que dans des environnements secs. Les effets sur l’humeur ont longtemps été contestés (Soyka, 1977), bien que jusqu’à récemment il n'y ait eu aucune étude placebo-commandée (Terman et Terman, 1995 ; Terman et autres. 1998b). En réponse à l'exposition aux ions négatifs, les sujets ont rapporté sentir une réduction de l’irritabilité, une diminution du stress et de la mauvaise humeur et un sentiment accru de calme et de relaxation (Buckalew et Rizzuto, 1982 ; Baron et autres. 1985). En revanche, un taux plus élevé d’ions positifs dans l'air - comme cela se trouve dans les environnements artificiels, chauffés et climatisés à la maison ou au travail - a été associé à une irritabilité accrue, à une mauvaise humeur et à de la tension (Tom et autres. 1981). »
Controlled trial of bright light and negative air ions for chronic depression NAMNI GOEL1,2*, MICHAEL TERMAN2,3, JIUAN SU TERMAN2, MARIANA M. MACCHI2,3 AND JONATHAN W. STEWART2,3 (Psychological Medicine, 2005, 35, 945–955. f 2005 Cambridge University Press doi:10.1017/S0033291705005027)
Notre projet pour l’exposition Gen[H]ome Project exacerbe la dualité de la maison et la transforme en schizophrénie. La maison Schindler a été conçue pour permettre à deux familles d’habiter séparément sous le même toit en orientant différemment les espaces des deux familles, à l’Est pour la première, à l’Ouest pour la seconde. La Schindler house est une maison Janus, à deux visages, dont nous aimerions amplifier la duplicité, en polarisant inversement les ions de l’air. À l’Est, les ions de l’air seront négatifs, à l’Ouest ils seront positifs. Une face lumineuse, une face sombre, semblable visuellement, différentes dans l’invisible, ouverte aux fantômes et aux phantasmes.
Philippe Rahm architects
Collaboration: Mustapha Majid
Consultant : Michael Terman, Department of Psychiatry, Columbia University, New York
3.35F
KUNSTHAUS GRAZ / AUSTRIA
Opening September 23, 2006 – Graz, Austria
“Polarized kunsthaus”
Exhibition Protections, Kunsthaus Graz
23.09.2006-22.10.2006
Curated by Christine Peters, Adam Budak
http://www.kunsthausgraz.at/
3.34F
KUNSTMUSEUM BASEL / SWITZERLAND
September 12, 2006 – Basel, Switzerland
Philippe Rahm and Alain Robbe-Grillet
Architektur dialoge, Kunstmuseum
Curated by Herbert Schmid
http://www.architekturdialoge.ch
3.34bisF
28
Laurent Grasso/ Philippe Rahm
Galerie de l’Ecole Supérieure des Beaux-arts de Valenciennes
Inauguration le mercredi 22 mars 2006 à 18h
Exposition visible du 23 mars au 21 avril 2006![]()
Laurent Grasso a proposé à l’architecte Philippe Rahm, une collaboration pour cette exposition. 28 est le titre d’une proposition située à la croisée de leurs prospections respectives.
Jouant sur des écarts et des interférences entre la réalité sensible et la réalité psychique, les installations de Laurent Grasso sont des expérimentations perceptives qui ont souvent recours à la projection, au son et à différents matériaux. Ses vidéos proposent de pénétrer des mondes à la fois étranges et familiers, troublant nos repères et remettant en question nos certitudes.
Philippe Rahm est architecte, il prône une architecture de l’immanence, qui accepte son rang matériel, son interdépendance aux conditions extérieures comme une modalité. Réévaluant, les éléments de l’architecture que sont que sont le matériau, la structure, l’espace ou la lumière selon leurs actions physiques, il étudie les impacts et les échanges entre l’architecture, l’environnement et notre organisme. Les recherches actuelles de Philippe Rahm se concentrent sur la question du climat, aujourd’hui au centre des problématiques architecturales à travers la gestion des températures à l’intérieur des bâtiments et comme réponse au développement durable. Selon lui, l’esquisse de notre mode d’habitation actuel se situe à la croisée d’une histoire à la fois physiologique et culturelle des températures modernes et futures.
La rencontre entre l’architecte et l’artiste s’est faite selon un passage de la réalité à la fiction, du physique au culturel, du littéral à l’interprétable. L’architecte n’apporte pas la scénographie d’une œuvre d’art, il propose une situation à l’artiste : un climat.
Climatiser à 28° C, c’est mettre entre parenthèse les années de récession à 18°C, de 1974 à nos jours, c’est revenir au climat d’avant la crise pétrolière et retrouver l’atmosphère de la fin des années 60 où l’insouciante consommation d’énergie accompagnait la libéralisation des mœurs, le bronzage topless, et les désirs nudistes.
Ainsi, le spectateur est invité à entrer dans un espace à 28° C, coloré, filtré, dans lequel est projetée une nouvelle vidéo de Laurent Grasso. Enregistrement d’un phénomène étrange diffusé dans un espace en rupture avec le temps et les mouvements climatiques naturels, cette nouvelle production s’attache au pouvoir des images et à leur potentiel hypnotique. Poursuivant sa réflexion sur les effets produits par l’environnement, Laurent Grasso explore et expérimente les conditions de son influence sur les comportements, en s’intéressant ici au principe de rumeur et à la création de faux miracles. Plus que jamais, Laurent Grasso nous emmène vers un autre cadre spatio-temporel afin de produire une distance au monde. Aucune fonction, aucun usage n’est préalablement défini. L’espace est ouvert aux pratiques à venir, à celles des visiteurs.
3.33F
"BIG BANG"
Destruction et création dans l'art du 20e siècle
Centre George Pompidou, Musée National d'Art Moderne
15 juin 2005 - 27 mars 2006
Maison d'hiver pour Fabrice Hyber
Décosterd & Rahm, associés / 2002
Collection du Musée National d'Art Moderne, CCI, Centre Pompidou
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lien: http://www.cnac-gp.fr/Pompidou/Musee.nsf/Docs/ID0E64BF36DBAFD87DC12570ED002D801D
3.32F
"Architecture invisible/Philippe Rahm"
Avec les projets de Bauart/cero9/Dominique Gonzalez-Foerster/ Diller Scofidio + Renfro / Fabric.ch / Christelle Lheureux, Philippe Rahm architectes
Centre Culturel Suisse, Paris
12 mars - 15 Avril 2005
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Deux importantes mutations de ce début du XXIe siècle, à savoir la globalisation et le dérèglement climatique, accentuent la dérive de l'espace moderne dans des spatialités et des temps autonomes, au-delà des cycles astronomiques et des rythmes biologiques. Ce n'est plus dans l'alternance naturelle du jour et de la nuit, de l'hiver et de l'été, du local et du lointain que tend à se définir aujourd'hui l'espace architectural et urbain, mais plutôt dans une sorte de continuum climatique global et permanent où l'intensité lumineuse est constante tout au long de la journée, où la température reste moyenne toute l'année. C'est un normal de confort universellement partagé qui se déploie aujourd'hui de façon continue, un air conditionné comme un printemps perpétuel, quelque part autour de 21°C, à un taux d'humidité relative de 50%. À l'infini, partout, tout le temps, un même beau jour de mai parisien se répète et se déploie sans discontinuité entre les logements, les transports, les bureaux, les supermarchés, les aéroports, les avions et les autres villes, de part et d'autre de la Terre, de jour comme de nuit, en été comme en hiver.
Face à cette normalisation, l'architecture est aujourd'hui l'instrument qui permet d'articuler ce continuum, d'y créer des failles, des ruptures, de l'engager dans un développement durable, de créer des équilibres entre le Nord et le Sud, le centre et la périphérie. Enfler ponctuellement ou momentanément certains climats, naturaliser un contexte ou au contraire le distancier, créer des temporalités, générer des météorologies, projeter des saisons et des journées, spatialiser des fonctions, raccourcir les distances ou au contraire les amplifier, diminuer les longueurs du jour ou créer une nuit sans fin, ici et là. Ce sont des temps que l'architecture projette, ce sont des journées entières qui se construisent. L'architecture génère ici ni symbole, ni fonction mais des temps, des saisons, des journées, à habiter physiquement. Elle dérègle, décale, ajourne, prolonge ou provoque des moments suspendus, surnaturels, hors des rythmes astronomiques, que l'on pénètre librement. L'architecture ne représente pas. Les temps qu'elle construit le sont dans la matière même de l'espace et du vide, dans sa densité physique, selon ses vibrations électromagnétiques. Temps astronomique, temps physiologique, persistance d'une lumière passée, distorsion circadienne, journée future en avance, décalage horaire. L'architecture comme des temporalités construites.
Philippe Rahm
lien: http://www.ccsparis.com
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3.31F
Philippe Rahm / Décosterd & Rahm / 2000-2005
Exposition au FRAC CENTRE, Orléans
Du 21 janvier au 30 avril 2005
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Le travail de Philippe Rahm et Jean-Gilles Décosterd se définit par une pratique architecturale pluridisciplinaire située entre les champs croisés de l'architecture, de l'art et de la science.
Philippe Rahm (1967) et Jean-Gilles Décosterd (1963) ont étudié l'architecture à l'Ecole Polytechnique fédérale de Lausanne et Zurich en Suisse. Ils ont fondé leur agence en 1995 à Lausanne et exercent aujourd'hui également à Paris. Ils ont représenté la Suisse en 2002 lors de la 8e biennale d'architecture de Venise. Leur travail a été présenté dans de nombreuses expositions internationales (Archilab 2000, SF-MOMA 2001, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, CCA Kitakyushu 2004…) et dans les biennales de Lisbonne, Valencia, Tirana, Prague, Graz. (...)
Avec la participation du Musée National d'art Moderne et du Centre de Création Industrielle (Centre Georges Pompidou. Paris). Nous remercions vivement l'agence Décosterd et Rahm Associés pour le prêt qui nous a été accordé.
Les Editions HYX publient à cette occasion un catalogue monographique consacré au travail de Décosterd & Rahm, Associés.
www.editions-hyx.com/
>>> En partenariat avec : Emmetrop (Bourges), Centre Culturel Suisse et 49 NORD 6 EST Fonds Régional d'Art Contemporain de Lorraine.
PLUS D'INFORMATIONS SUR :
www.frac-centre.asso.fr/public/expositi/expoante/2004/
compress/rahm.htm
3.30F
« Nous avons déjà été là une éternité de fois et toutes choses avec nous »
Transpalette, association Emmetrop
20 janvier - 19 mars 2005
Exposition personnelle
Commissaire: Jérôme Poret
Bourges, France
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Il y a, profondément attaché à toute production d'architecture, une volonté de stabilité, d'équilibre et d'éternité qui s'exprime à la fois à travers l'espace et dans le temps. La statique des constructions, l'équilibre des masses, sont accompagnés de la pérennité des structures et de la normalisation des climats. L'architecture génère de l'immobilité et du patrimoine. La notion de patrimoine est au temps ce que la climatisation est à l'espace : une extraction de l'environnement de l'homme hors du temps et des mouvements astronomiques et climatiques. Aux ruptures du jour et de la nuit, aux variations des météores, aux alternances des saisons, l'architecture ouvre des espaces immobiles et stables, génère une température et une intensité lumineuse constantes, des atmosphères qui se répètent, de jours en jours, d'année en année jusqu'à former un paysage artificiel. Éternel midi, printemps continu, l'architecture déploie une temporalité abstraite hors du monde et qui se transforme en patrimoine, générant des géographies culturelles qui se superposent sur celles, naturelles, des paysages en mouvements et des temps.
Notre projet pour le transpalette est une trappe dans la course du temps. C'est un instant qui est arraché, pour être répété sans fin et sans échappement, à l'infini, dans un même espace. Production d'un patrimoine temporel, constitution d'un espace comme un éternel retour, ce qui est exposé ici est un instant d'hiver que l'on étend sans discontinuité jusqu'au printemps suivant.
3.17F
Salle omnisports de la Riveraine, Neuchâtel, 1998
Musée National d'art moderne, Centre Pompidou, Beaubourg, Paris
Du 19 novembre 2003 au 18 octobre 2004
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Salle omnisports à la Riveraine, Neuchâtel, Suisse
Projet 1998
Collection du Musée National d'art moderne, Centre Pompidou, Beaubourg, Paris, depuis 2002
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Collaboration: Xenia Riva, Janka Pasquier, Jérôme Jacqmin, Bram Dauw, Alexandre Armand
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Nouvel accrochage des collections, niveau 4, commissaire : Marie-Laure Jousset, Valérie Guillaume, Frédéric Migayrou
Musée National d'art moderne, Centre Pompidou, Beaubourg, Paris
Du 19 novembre 2003 au 19 octobre 2004
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lien: http://www.cnac-gp.fr/Pompidou/Divers.nsf/FichPedParEspace/1N4S26?OpenDocument&sessionM=Erreur:%2019%20-%20No%20RESUME
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